De la Glaise au Bronze 
Lorsque l’artiste a du, a regret, décider que l’œuvre en cours est finie, (elle ne l’est en fait jamais), il faut passer aux différents travaux permettant d’obtenir un bronze.

Le moulage constitue une première coquille.
Une première couche de silicone  va épouser tous les infimes détails de la sculpture.
Cette couche molle et caoutchouteuse doit être renforcée par une coque en dur, qui peut être en plâtre, en epoxy ou en polyester. Cette coque est réalisée en  plusieurs éléments permettant de la démouler.

A l’intérieur de ce moule est coulée une cire liquide (3mm épaisseur) en vue d’obtenir une copie conforme.  On appareille ce modèle de différents conduits, en cire également, pour l’amenée du bronze ainsi que d’évents pour évacuer les bulles d’air.

Cette cire est plongée dans une pâte résistant au feu et on obtient  une gangue aussi bien intérieure qu’extérieure.

Par chauffage au chalumeau, la cire fond et s’écoule. Il reste en creux l’espace dans lequel le bronze sera coulé. La coulée a lieu après fusion à environ 1200° et est versée dans les coques. Le refroidissement est très rapide.  Il n’y a plus qu’à débarrasser la sculpture de sa gangue, de ses tuyaux multiples (qui sont maintenant en brouze !) et de la polir non sans un sérieux nettoyage préalable.

Commence alors un autre métier, la mise en patine, qui va transformer l’œuvre en une pièce en bronze, noire, brune, verte ou dorée.

L’Alchimie s’est réalisée,
de la terre est sortie le bronze.

 

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